LE MILLION DE RADAR EST ne permettra pas qu'on égare l'opinion! ON! RADAR >> Les soucoupes volantes font de moins en moins figure mythe! Ce phénomène céleste n'est pas le produit d'une hystérie collec- tive. Les 15.000 citoyens de Florence qui assistaient à un match de football et qui, le 28 octobre, à 16 heures exactement, virent plu- sieurs disques lumineux évoluer au-dessus du stade, n'étaient pas les pensionnaires d'un asile de psychiatrie. Des gens, par dizaines de mille, prétendent les avoir vues. De jour comme de nuit. Sous toutes les latitudes. En Scandinavie comme en Afrique équatoriale; au pôle Nord comme au Sahara. Au-dessus des campagnes et des villes comme au-dessus des déserts et des oceans. Ces témoins appartiennent à tous les milieux sociaux. Beau- coup de gens simples, peu cultivés, certes. Mais aussi des avocats. des médecins, des pilotes d'aviation, des astronomes comme le célè- bre professeur Tombaugh, de Las Cruces, à qui on doit la découverte de la planète Pluton. Les soucoupes volantes semblent maintenant une réalité. Peu de gens osent le nier. Certes, nous n'ignorons pas qu'il y a des mystificateurs. Nous sommes même bien placés pour les connaître. Leurs supercheries sont vite percées à jour. Mais les soucoupes volantes ne sont pas une plaisanterie. L'in- quiétude reflétée par les lettres, chaque jour plus nombreuses, que reçoit « RADAR » en est la preuve. Pour la majorité des lecteurs qui écrivent, leurs apparitions dans notre atmosphère terrestre ne peuvent présager a rien de bon »>. C'est pourquoi, aujourd'hui, le public a le droit de savoir. Qu'on ait attribué la présence de mystérieux objets dans le ciel à une confusion avec des ballons-sondes, des météores, des effets de mirages, des phénomènes atmosphériques ou telluriques, nous l'admettons. Mais seulement pour 80% des témoignages. Car les 20% res- tant ne répondent aucunement aux hypothèses émises. LE MARTIEN-BETTERAVIER SUITE DE LA PAGE Des lueurs jaunes, orange et vertes montaient, s'étouffaient et renaissaient entre les grands arbres séculaires de la forêt de Tronde. Ils semblaient vi- vre soudain, leurs hautes branches, lourdes encore de feuilles roussies, des- sinant sur le velours de la nuit de larges gestes de détresse, des appels de noyés... M. Lelu, coquetier de son état, et qui, de Lay-Saint-Rémy regagnait son foyer sis à Troussey, village situé à la limite des départements de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle. immobili- sa sa voiture. Un incendie peut-être ? 11 mit pied à terre et sans crainte avança jusqu'à la lisière du bois. Les flammes bondissaient à un rythme ré- gulier, trop régulier. Et d'un coup, M. Lelu se courba comme un fantassin surpris par une patrouille et qui salue la première salve ennemie. A vingt mètres devant lui, là, une sorte de géant voûté, DONT LA MOITIE DU CORPS DISPARAISSAIT SOUS DES FLOTS DE POILS BLONDS s'activait autour des flammes aux couleurs cu- rieuses. Un prêtre eût vu le diable et crié : «Vade retro Satanas ! ». Le coquetier vit une soucoupe et conclut Un Martien ! ». Aucun doute n'était possible là-dessus, l'indi- vidu correspondait bien à l'un de ces êtres dont la presse publle chaque jour le signalement Quant aux flam- mes, pardieu ! elles provenaient d'une soucoupe, de la soucoupe du Martien! Et, tandis que, fuyant le rayon vert paralysant, il écrasait son accéléra teur, M. Lelu était presque convaincu, d'avoir vu les bords luisants de l'en- gin et le classique hublot de verre sans lequel il n'y a pas d'engin « non identifié ». En arrivant au village, il en était même tout à fait sûr... III alerta la gendarmerie, puis ses voisins. Un premier groupe d'hommes en armes se forma. L'heroime n'est pas un vain mot. D'autres hommes de bonne volonté se joignirent aux pre- miers. Sus aux Martiens! A l'orée du bois, sous les ordres des gendarmes revêtus des insignes de leurs fonctions », les combattants fa- rouches se déployèrent en tirailleurs. Les flammes étaient toujours là, le Martien aussi Il ne flaira point l'approche enne. mie. Faute d'émettre un rayon vert, il n'émit que de véhémentes protesta- tions lorsqu'on le jeta au sol et qu'on le ficela proprement. Les gens de Troussey détenaient un Martien ? Non, il ne s'agissait que d'un ouvrier agricole polonais présen- tement en chômage et nommé Alexan- dre Ronnejki, au demeurant à demi- fou. qui ne s'était ni rasé ni coiffé de- puis des mois. Pour l'heure, il alimen- tait un feu de bois avec des poignées de sel Les gendarmes lui ont tout de mê- me dressé une concour défaut de paplers et in- fraction à la loi sur les étrangers ». Tout ce monde pour l'arréter ! Mar- tien ou non. il en est tout de même tombé des nues! LES LECTEURS DE "RADAR" ONT LEUR IDÉE SUR LA QUESTION ES lettres, de plus en plus nombreuses, que « Radar » reçoit de ses fidèles Llecteurs, prouvent que l'intérêt suscité par le probème des soucoupes volantes, bien loin de s'apaiser, ne fait que croitre. De nombreux corres- pondants, de tous les milieux sociaux, nous font part de leurs observations personnelles concernant ces mystérieux phénomènes célestes; d'autres exposent, plus ou moins scientifiquement, leurs propres théories sur l'existence terrestre de ces engins, sur leur mécanisme probable. Bien peu osent affirmer que les témoins sont de doux illuminés. Nous ne parlerons que pour mémoire de ces joyeux plaisantins qui se livrent à des facéties vite décelées (ce n'est pas pour rien que notre journal s'intitule « Radar », Leurs lettres sont d'ailleurs ano- nymes ou signées «illisible (ce qui ne nous a pas empêchés de reconstituer dans une signature le nom fameux de... Fantomas. A quand Rocambole, Judex, Nick Carter ou Dick Kirby ?). UN MONSIEUR BIEN RENSEIGNÉ M Alfred NAHON, professeur. Lau- sanne recoupés par la tournure de cer- tains faits diplomatiques impor fants, que ces engins viennent de plu- sleurs planètes et que leurs occupants ont avisé les principaux gouverne- ments d'avoir à cesser leur politique atomique et militaire en général. Il y a longtemps que la population aurait dû être informée loyalement de la vérité nature extra-terrestre de ces appareils, mission pacifique de c autres humanités, éventualité de plu- sieurs atterrisages dans un avenir im- médiat, précisions sur les atterrissages passes - JE NE SUIS PAS FOU! Roland Dumont, fermier à la Chapelle-Champigny (Yonne) ju- re qu'il a bien vu une soucoupe: Elle était jaune comme un so- leil, grosse comme une lessiveuse LE VROMBISSEMENT D'UN «SOLEX< Soldat DE DEVI Christophe. Hopi tal 294. Fréjus (Var) «P DOUR une fois, nous regrettons l'absence de Radar à qui nous sommes obligés d'adresser ce simple croquis à titre documentaire, à defaut d'appareil photo, de cet en- gin que nous pouvons aussi appeler soucoupe volante », puisqu'il a vo- lé, ce matin, vers 6 heures, dans un ravin près de l'Hôpital militaire 294. Il pleuvait à fines gouttes, lorsque mon copain Zopina et moi allions chercher du lait à une épicerie. Tout d'abord, un leger vrombisse- ment ressemblant à celui d'un « So- lex », puls un engin tout blane (on dirait du métal chromé à une queue d'avion) correspondant à la circonfé- rence d'une sphère de couleur orange. Pris par la curiosité, nous nous som mes approchés à environ 5 mètres, et c'est alors que nous avons pu distin- guer un homme de taille normale, en vetement de pilote, aux cheveux frisés, au teint de métis, débouchant d'un trou au bas de l'engin. Le temps de regarder en haut, la porte qui était à moitié fermée s'ouvre et voici un au- tre homme qui saute par terre et parle un dialecte inconnu avec le premier à qui il ressemblait formidablement. Puis, tous deux se mirent à marcher à grands pas vers nous. De peur d'ètre attaqués ou enlevés, nous avons pris la fulle, et c'est en arrivant devant la chapelle de l'Hôpital, nous sentant un peu plus en sûreté, que nous avons admiré avec notre ami Roch, qui reve- nait de la cuisine avec le café, et Is- soujou, l'infirmier de service, l'engin prenant de l'altitude avec une rapidité foudroyante, puis disparaissant, * UN PEU DE FANTAISIE M. René LECLERCQ, 15, rue Voltai- re, Denain (Nord) a OUCOUPES: Tout le service y passe re-soucoupes ! J'y crois, tu y crois, un autre n'y croit pas ! Il a vu, ils ont vu, je n'ai encore rien vu, mais j'y crois quand même, et j'ai ma petite idée là-dessus. Jusqu'alors, il nous a été impos- sible d'entrer en contact avec ces étres. Nous ne savons rien sur eux, et per- sonne ne recherche le moyen de be pas les effaroucher et de leur donner confiance pour de plus amples expli- cations. Puisqu'il est impossible de se comprendre avec ces pliquons-nous par signes ou inscrip- gens-là, ex- ilons images. Que sont exactement ces 20 %? « Objets non identifies déclare le Pentagone, sans chercher plus loin. De plus en plus, il apparaît que ces e objets non identifiés s'appellent des soucoupes volantes. Deux questions se posent : 1 Sont-elles d'origine terrestre ? 2° Viennent-elles d'une autre planète que la nôtre ? On a parlé d'avions à réaction volant à très haute altitude. Der nièrement, certains ont déclaré que le mystère des soucoupes v lantes était désormais élucidé. Il s'agissait d'un engin, fabriqué en France, sous le nom de « Coléoptère ». Une telle explication, nous osons le dire, est un abus de confiance ». L'opinion publique ne s'y laissera pas prendre. Le « Coléoptère» est une invention dont l'esprit humain peut, à bon droit, s'enorgueillir; mais ce n'est pas et ce ne sera jamais -ni la soucoupe ni le cigare volant. Qu'une nation, à l'avant-garde scientifique, ait pu fabriquer des soucoupes volantes, c'est du domaine du possible. Mais que le mys tère puisse être aussi soigneusement gardé paraît improbable. Sinon, à quoi serviraient les services secrets travaillant dans l'ombre de tous les gouvernements mondiaux ? Admettre l'existence terrestre de tels engins, c'est également poser un certain nombre de questions. 1° Quel est le mode de propulsion de ces engins et la force qui les anime? L'énergie nucléaire et la réaction sont des découvertes récentes. Les turboréacteurs font énormément de bruit et le passage du mur du son produit une double détonation semblable à celle d'un canon. Le silence qui entoure les évolutions des soucoupes volantes permet de déduire que ceux qui les manoeuvrent disposent d'une puissance encore inconnue, très en avance sur nos connaissances actuelles. 2 Comment expliquer que de tels engins puissent voler à des vitesses aussi prodigieuses en changeant brusquement leur angle de route pour se tenir parfois immobiles dans l'air? Tout ce que l'on connait des lois de la physique et de la méca- nique contredit de telles évolutions. Voilà comment je vois les cho- ses: sur une vaste étendue bien nette (je suis sûr que les Américains avec leur tempérament excentrique le fe- raient), « dessiner» avec toutes sortes de materiaux de couleurs gales et plaisantes à l'oeil, à une grande échel- le, tout le système solaire avec ses planètes- le soleil coloré en jaune et avec ses rayons au centre-et tou- tes les autres planètes (Mercure, Vé- nus, Terre, Mars et autres avec leurs satellites principaux), de forme et grosseur approximatives. « Parmi ces planètes, faire naviguer de-ci de-là quelques soucoupes et el- gares artificiels surtout vers la Terre, Solgner particulièrement cette derniè re en y aménageant un superbe terrain d'atterrissage et en y dessinant les pays visibles sur cette face à l'aide de fleurs multicolores. Aucun doute, nos visiteurs ne resteront pas insensibles au langage des fleurs. On peut y ajou- UNE SEMAINE DE RÉFLEXION N'A PAS FAIT DÉCOUVRIR L'OISEAU RARE VEC un retard de huit jours, notre jury s'est penché sur les trois envois retenus la semaine dernière. Au groupe de jurés, que pré- side le général de l'Air Chassin, commandant en chef de la Défense Aerienne du Territoire, se sont joints MM. Paul Montel, directeur de la revue Le Photographe », et Ananoff, plonnier de l'astrophysique. Nous pensions que les candidats au million de «Radar » auraient des chances d'avoir pris au vol l'oiseau rare qui a pour nom soucoupe vo- lante. Après examen, nos techniciens n'ont pu couronner personne... Voici l'avis du réneral Chassin et de MM. Chéreau, Montel et Ananoff sur le pre- mier document envové par M. Dahin, de Bols-Colombes, Rappelons que l'engin avait été photographié le 6-10-54 au mo ment où il survolait le Mt-Valérien. C'est de la rivolade. A mon humble avis, cetle photo ne peut être prise en considération affirme le general Chassin, Louis Ché- reau est non moins catégorique: La photo est souvent trompeuse, mol, ce que je désire c'est un morceau, si netit soit- il, de soucoupe. Or ce cliché est un petit dessin fait avec application ». M. Montel a un doute mais est formel: « La photo présente ou un défaut de la plaque ou de la gélatine... A moins que ce soit un léger truquage... » Et c'est le tour de M. Ananoff: « La fraude est facile. Tou- tefois, ce document est le plus intéressant des trois. L'objet apparait avec nettete. Je crois que M. Dahin a opéré au crépus- cule. Ne s'agirait-il pas d'un phénomène dù aux rayons du soleil couchant ? Oul, sans doute. Mais seul un objet de forme triangulaire me convaincrait. On est frap- pé par cette constatation d'ordre général : les photos ont trop tendance à reprodui- re les dessins des soucoupes qui parais- sent çà et là dans diverses publications ». Pour ce qui est de l'envoi de M. Atez, in- génieur architecte, les jurés n'ont aucun doute. La boule de feu qui passait au-des- sus de Marseille à une hauteur de 300 m., le 7 juin 54, est uniquement un effet lumineux, décrète le général Chassin. Très bref, Louis Chéreau précise: a Ce peut être le soleil, la lune... » Quant à M. Paul Montel, sa déception éclate: « Ce document ne veut rien dire. Puisque c'est un instantané la boule lumineuse devrait présenter des formes, mêmes incomplètes. Or, ici, absolument rien . M. Ananoff est très sévère : « Je crois que j'obtien- drais un cliché analogue à celui de M. Atez si je voulais m'en donner la pel- ne ». Souriant, après ce verdict, son au- teur ajoute: « Et du moment qu'on ne voit rien, on peut tout admettre... Ain- si donc, sur ce second document, les qua- tre jurés sont unanimes. Le général Chas- sin qui écrivit « Les conquérants de l'in- fini », ouvrage de science-fiction, pense que ces apparitions martiennes ou venu- siennes sont « hautement improbables Toutefois, il attend patiemment d'autres épreuves, estimant honnêtement qu'il est antiscientifique d'employer au vingtième slècle le mot impossible pour un savant. L'envoi de M. Farkas, cliché pris par un parachutiste le 6 juin 52 au-des sus de la ville de Tarbes, provoque l'indignation du général Chassin. On peut se tromper sur l'altitude d'un avion dont on connait les dimensions Mais je trouve admirable que le photographe puisse évaluer l'alutude d'une soucoupe (?) dont il connaît pas le diametre. C'est un fumiste » De vant ce document, M. Chéreau est perplexe « Je me demande ce que cela peut bien être, mais en tout cas, pas une soucoupe » M. Mentel pari d'un éclat de rire: « Ce document est une photo fantaisiste. A 3.500 de hauteur, à une vitesse dite du 100 de seconde, avec une ouverture A 6,3 le soir, le photographe n'aurait rien eu. Enfin, à cette distance, var une plaque 6,9 la soucoupe ne serait qu'un point minuscule. La soucoupe n'est en réalité qu'une vulgaire assiette Ei c'est à M. Ananoff de d clarer Si cette photo n'était pas truquée, elle n'aurait pu être pre qu'au teleobjectif Mais comment le savoir ? L'operateur a disparu RADAR - 7 NOVEMBRE 19