SOUCOUPES PERMETTEZ, M. LE MARECHAL Do mimo doit-on accutilis avec queles scepticisme les déclarations de Lord Dowding, cacion chef de Taviation de chante britannique, selon lesquelles les soucoupes viendraient d'eatres planètes et leurs incursions seraient motivies notamment par le désir des habitants d'autres mondes de connaitre les causes des récentes explosions atomiques dont les effets sa sergient fait sentir dans l'espace. On doit ajouter, en effet, que le ma- richal de l'Air donne dans le spiri- tisme et qu'il prétend cussi s'être entretena avec ses anciens pilotes dispares dans la bataille d'Angleterre. Ce qui indique que l'argument d'auts. sité en la matière n'est pas suffisant et que les litres de ceux qui avancent les affirmations les plus hasardeuses me sont pas une parantia de leur veracité. LE PÈRE DES V.2 Ce qui serait plus troublant, c'est, si on nous l'a bien rapportée, l'epi- mien &mise le mois dernier par le professeur allemand Oberth, aul mit au point les femeus V2 et qui est maintenant l'un des directeurs du programme américain de recherche dans le domaine des engins télé quidés : Je suis convaincu, a-t-il dit, à Nuremberg, que ce qu'on appelle les soucoupes volantes existe bien. Mais, si matre science ne peut pas encere produire de telles soucoupes, nous sommes à peu près sûrs que les huit autres planètes de notre système solaire ne peuvent connaitre de civi- lisations capables de les fabriquer, Aussi peut-on conclure que ces mys- térieux objets volants sont des ver seaux d'exploration d'un autre système solaire eu mèma d'un autre système stellaire. QUE C'EST LOIN, TOUT ÇAL Il n'est nullement impossible que des mandes dont nous savons vraiment bien peu de chases soient en mesure de lan- cer de telles explorations, mais alors en so heurte aux chiffres estranami. ques. Car, si l'étoile la plus proche de neus en dehors de notre système solaire n'est qu'à trois ou quatre an nées-lumière, en arrive vita à des milliers et même des millions d'an- nées-lumière de distance. De sorte que ces vaisseaux », qui, si rapides qu'ils saient, sont lain d'atteindra la vitesse de la lumière, peuvent mettre des millions et des milliards d'années pour faire l'aller et retour et l'on voit assez mal l'intérêt d'explorations de ce geara correspondant à un aspect éphémère de notre petit globe. Sans deute faisons-nous de même en astro- nomie et en estrophysique, mais matre Curiosité n'a pas de telles exigences, Mais le professeur Oberth a's exprimé la qu'une opinion à laquelle Il n'attache peut-être pas lal-mima une très grande importance et d'ail leurs e-t-il d'autres chats à fouetter que d'étudier à fond le dossier des Boucoupes volantes. Ce n'est pas le cas de ceux qui ont publié les élucu- brations les plus diverses sur de fart Improbables insectes qui habiteraient la planète Mars et seraient douée d'une intelligence à faire crever de jalousie le professeur Einstein: ces auteurs ont day passer beaucoup de temps pour n'être finalement eux- mêmes que les «mouches du coche ». EXODE INTERPLANITAIRE cherons Hullement, car, de toutes les explications, celles qui mettent un avant une exploration de la terre par les éventuels habitants d'un autis mando suscitent en nous une mélance inéductible. Au terme de cette étude, ii nous faut constater Que le monde scientifique, dans sun ensemble, se refuse & considérer la problème des soucoupes volantes, cs qui doit donner à réfléchir à notre époque de l'ateme cu les savants ne reculent devant aucune audace inter- lectuelle et ce qui, entre parenthèses, nous empeche de donner suite à in proposition faite par un fidèle lecteur de prendre l'initiative d'une commis slan d'enquête. prouverait qu'ils sont vraiment blen renseignés. Mais, si ces naivetés sont agacantes et discréditent ses livres, on ne peut pas ne pas être trouble par les positions qu'il attribue à l'Aviation américaine dans la ques. tion. Elle a, selon lui, acquis la con viction que non seulement les sou coupes existent et qu'elles viennent d'autres mondes, mais encore qu'elles sont le prélude d'un vaste exade vers la terre d'êtres qui veient ces mandes arriver à leur fis ou au moins devenir inhabitables. Dès lors, conclut-il, le problème n'est plus pour les Etats- Unis de se défendre centre un autre impérialisme terrien, mais de préparer la défense de is planète elle-mims. extrêmement rare. Les informatics A moins que nous n'OTORS ROUS- mêmes à organiser un aussi lamenta. ble exode vers un monde plus hospi talier. EST-CE DE LA PROPAGANDE! Tout cela aurre, comme on le voit. de vastes perspectives. J'avouerai vo- lentiers qu'elles n'arrivent pas à mîs. pressionner. D'autant plus que, al la bonne fel du majer Keyhoe n'est pas en cause. en peut se demander si les services officials n'ont pas un intérêt politique à laisser planer quelques mystères at se répandre des idées époustouflantes et si ce n'est pas la raison de leur attitude ambigui. UNE INGENIEUSE THEORIE Si leurs ouvrages ont eu gras succès en Amérique, il en a été de même de ceux du majar Danaid Keyhoe, ancien officier de l'airanavale amé vicaine, et dont les traductions ent pora en France sous les titres sui vants: Les soucoupes volantes exis- tant et Le dossire des soucoupes valantes (Hachette). Aussi est-il plus reposant de 10 reporter au livre publié récemment chez Mame: Lueurs sur les sou- coupes valantes, par Almé Michel, dans une collection de vulgarisation scientifique qui s'est recommandée jusqu'ici par sen sérieux. Après avoir longuement passé au crible les rap- ports les plus sensationnels sur les apparitions de soucoupes, l'auteur s'attache d'abord à réfuter l'expli- cation de Menzel par les illusions d'optique, qui ne lul semble pas faire justice d'un certain nombre d'obser vations et il expose la théorie émisa par un aviateur français, le lieutenant Plantier. Que le phénomène envisagé est • que nous en recevons chaque jour m doivent pas faire illusion et nous vrons velantiers Aimé Michel quand estime que chaque Français entre 20 et 30 fois plus de chances (si l'on ese dire) de mourir dans u accident d'aula que d'apercevoir une SOUCOUDE volante ». Que l'immense majorité des cas trouve son explication dans la décou verte d'une supercherie ou de l'origine du phénomène. Que, pour les autres, on peut atten dre une explication dans l'avenir, sett par une meilleure interprétation des mystères de la nature, soit par la sévélation d'engins terrestres jusqu'ici tenus secrets. Et alors, probablement, si révolu- tionnaires que solent les caractéris tiques de ces engins, il est probabie qu'elles seront encore bien en-dessous de celles qu'on attribus actuellement aux soucoupes volantes. Quant à nos frères des autres pla nètes, nous ne demandons pas mieux que d'avoir l'occasion de boire avec eux le pot de l'amitié et de régler les soucoupes. FIN Jean LEROY, Engins Il serait vain de vouloir en quelques mystérieux lignes rendre un compte exact de cette théorie, qui a été développés ET EN HOLLANDE per sen auteur dans la revus officielle AU DANEMARK de l'armée de l'Air et qu'on lit avec beaucoup d'intérêt dans le livre d'Aimé Michel. Qu'il suffise de savoir que Plantier imagine l'existence l'espace d'une énergie formidable encore Inconnue, sauf sous la forme dant des rayons cosmiques et la possibilité de libérer cette énergie en créant un champ de force local, variable at orientable à volonté. Si ces conditions étaient remplies, quelles seraient les caractéristiques d'un engin séranay lique utilisant cette énergie ? Précl- sément calles qu'on attribue génira- lement aux soucoupes volantes. LES QUATRE MYSTÈRES Ainzi réduit-il les dernières pierres d'achappement auxquelles ont buté Jusqu'ici les explications de savants tels cat Menzel. Ainsi se trouveraient i l'ex ose dire: mystère des accélé percés les quatre mystères résiduels, rations foudrayantes et répétées, en contradiction avec la lol mécanique exemple aux fusées une masse énorme du rapport de masse, qui impose par au départ pour envoyer un minuscule oppareil photographique dans l'espace; mystère de la résistance à la prodi- gieuse quantité de chaleur que doit preduire le frottement de l'engin can- tre l'air ambient et qui devrait a faire fendre rapidement; mystère du silence; mystère des changements d'espect, basculements, couleurs. Au Danemark, de nombreux habl- tants de la ville de Strib affirment avoir vu mercredi soir, e un engin jaune rougeatre dont la forme rappe lait un rigare évoluant à haute altitude et laissant derrière lui des largues de feu ». D'autres engins lumineux ont été aperçus ces der niers soirs en Flonle et en Suède. Il s'agit là d'une pura construction de l'esprit, évidemment, et qui a l'inconvénient, si l'hypothèse était vå- rifiée, de danner expe caractère interplanétuire, puisqu'à - Le maist Kevbce est us excité, je tre connaissance, la science arrestre dois le dire tout de suite: il tire des n'en est pas encore arrivée à l'utili conclusions hdtives et injustifiées, cède sution de l'énergie supposée. Mais elle constamment à Fanthropomorphisme, l'eventage de proposer une explica considère les Etats Unis comme seals tion d'ensemble cohérente à la maILE visés par les incursions des tres des cbservations qui ne seat pes de dates plantes parce que c'est la simple fantaisie. nation la plus puissante du monde et crait eilsen ent particulièrement su Capitale de Washington, ce qu QU'EN PENSEZ-VOUS I Est-ce à dire que nous nous y clip. En Hollande, parmi les récents témoignages portés sur le passage de soucoupes volantes, il faut citer celui du capitaine du Groote Heer, M. J.-P. Boshoff, de la ligne Hollande-Etats-Unis L'objet, décelé en pleine mer, et a obrervé par lui-même et ses cinq officiers, à l'aide de tout l'équipe- ment optique du bord, était de v Ja grosseur d'une demi-lune et également etrculaire et lumineux. Le capitaine a exclu formellement la possibilité qu'il puine s'agir d'un: ballon-sonde. vers l'ouett pour disparaltre derriè après quelques instants, deplace D'abord Immobile, le disque s'est. re les nuages à une allitude d'envi ron 14.000 mètres. chauffeur A PERPIGNAN ET PRES DE MELUN Farmi les derniers témoignages recueillis en France, retenons celul d'un de camion, qui effectualt. mercredi matin, le ra- massage du lait, aux environs de Cabestany (Pyrénées-Orientales). a déclaré avoir aperçu, devant son véhicule, un globe brillant », de couleur bleuatre qui évoluait A une altitude de 150 metres en pro-| dutant un bourdonnement très doux. Ayant arrêté son ramion, le chauf.) feur a pu observer les évolutions de l'engin pendant prés d'un quart d'heure puis, brusquement, celui-cl se serall élevé dans le ciel et aurait disparu en direction de la mer. habitants de la commune de Rebals Dans la Seine-et-Marne, plusieurs ont déclaré avots aperçu un engin nuit tombée, mercredi, dans le ciel étrange, trés brillant, circulant à la ent précise que Les témoing l'appareil, qut circulait très deu- cement, s'était ensuite dirigé vers Coulommiers, après avoir augmen té sa vitesse, et avait disparu. Lundi matin, des C.R.S, ont égale ment aperçu un disque lumineux. dans le ciel, au-dessus de Vaudoy.