«Des "Martiens" en soucoupe volante? et pourquoi pas...?»> nous déclare M. Louis BREGUET, le célèbre constructeur des "BREGUET" et "SUPER-BREGUET-DEUX-PONTS" par Marc BOURNEYROL Un aveu tout d'abord. Lorsque Je aus qu'il m'allait être donne de rencontrer M. Louis Breguet, Je m'étais bien promis de de- inander au pionnier de l'Acro- nautique ce qu'il pensait des Soucoupes Volantes. Mais aussi vaste dans le 10t introduit bureau austere, en présence de cet homme grand - qui est de ce aussi un grand homme regard brillant d'intelligence derrière les lunettes, de cette silhouette pleine de noblesse. gêné par la bienveillance même qu'il me temoignait je n'ai plus ose. Tout simplement. Et ma fol, J'ai posé les questions que me suggérait une actualité plus ter- restre le tout recent voyage de M. Breguet aux Etats-Unis. Périple américain On le salt, le constructeur vient d'être invite à-bas pour Tinauguration d'une galerie de bustes des Gloires de l'Aero- nautique 11 y en a, Jusqu'a présent, trols dont le sien. Hommage mérité, mais qui n'est pas commun de la part des Américains a l'endroit d'un Stranger: Ahoul, dit M. Breguet distraitement, ils m'ont place dans la galeite des honneurs... Bah Je n'ai comme titres que d'avoir été réellement lun des premiers à n'interesser à l'avin- lon, et puis je me suis occupe un peu de tout dans cette br bran- tres exactement suivre ces con- sidérations techniques et de mal me retrouver dans les moteurs, lex turbo-réacteurs, les jats, les rockets et autres noms barbares. Mais ce que je retiens et ce que M. Breguet omet de soull- gner c'est qu'il a été appelé et accueilli au Etats-Unis et au Canada comme un conseiller, comme un ainé dont on sollicite che l'aviation civile, l'aviation militaire, les hélicoptères. Bavez- vous que la question de l'hell- coptère me passionne 7 J'ai là dessus queiques idées et je crois pouvoir arriver, en quintuplant la puissance des Jeta », sinon A réduire la consommation en vol immobile, du moins a fact- liter et géneraliser le décollage sur place. Vous voyez Lout de suite les avantages de cette faciles avis. [ite A peu près. J'évoque (en mol- même les anticipations avec leura aérobus urbains, ce qui me falt penser & ces sacrées Boo pes. Mais M. Breguet poursult son propos, et ce qu'il me confie est trop interessant pour en rie laisser perdre. Il me raconte son voyage, le troisième aux Etats. Unis. BCS visites intéressantes chez lea constructeurs : Bell, spécialiste des fusese téléguidées: Curtis-Read, qui construit les moteurs des super Constellation et projette de remplacer les jets Saphir par des turbo ... Cette fois, il est allé jusqu'au Canada en survolant les chutes du Niagara. Il a été, là aussi, magnifiquement reçu et a cons- tate l'exatence d'innombrables projets pour l'Aviation commer ciale. Le plus important paralt être la commande de 25 < Bri- tannia passée par Bristol aux Usines Canader, ou des turbines 25 marqueraient une évolution décisive du système Proteus > de Bristol J'ai peur de ne pas « Il est triste d'être pauvre... ]] On apprécie beaucoup la genie français en Amérique, me dit-il. Et quand je vois ce qu'a New-York, les techniciens EZ chefs de firmes prévoient pour une politique d'aide à l'aviation pendant les dix prochames an nées, je vous assure qu'il est triste pour un Français de com- parer à ce dont il dispose. Peut- etre devrions- travailler avec eux. en commun, de façon n supporter en commur des charges onereuses, même pour eix. Leurs ouvriers, d'autre part, sont surtout qualifies pour la seric. L'avenir de l'aviation est tel que rien ne devrait être epargne pour gagner du temps, donc de l'argent ou récipro- quement. Car les progrés vont a pas de geant. Aux usines Bell, J'ai contemple, muni de lunettes noires, les rockets d'où jail- lissent d'effrayantes flamme. Je me croyais en enfer. Mais on pente, avec de tals matériels, atteindre peut-être 8 à 1.000 kilometres ce seraient les télé- quidés qui feraient la guerre tout seul. Bien sûr, y a beau coup de Jules Verne dans ces aperçus mais des choses inquies se préparent, et vite. Sans doute une certaine amer- tume, mais surtout une belle ambition, transparaissent de ces paroles. Si la France pouvait à zon tour aller de lavant! Elle. en a les moyens techniques. M. Breguet les lui donne. Le Bréguet deux-ponts " Et nous revenons... sur la ter- re. L'heure est venue do s'orienter, dans l'aviation de transport vers le confort. Jes hautes altitudes, les vitesses da 7.800 kms-heure avec de grosses charges. C'est en ce sens que J'ai étudié notre Super - Bré- guet Deux Ponts . Vous connaissez le Breguet-Deux- Ponts qui n'a pu, helas, etra fabriqué comme il aurait fallu Le Super recevrait toutes les ameliorations de confort ne cessaires, qui ne sont pas rien: pensez que dans le Deux-Ponts simple il y avait 24 kilomètres de fils électriques, detail qui vous laisse imaginer le reste ! Il n'est pas a facile non plus de calcu ler des couchelles et des tal- lettes en fonction du pratique el des données générales. Enfin tout est prêt, depuis le 28 Novembre 1982. Nous pourrions zortir très rapidement, 1 Quelles seraient la perfor. mances d'un tel apparell? - Je ne vous les énumérerat pas. Sachez cependant qu'aves des turbos B-25 dont je parlerais tout l'heure, on atteindrait 700 A 10,000 mètres, Mais on peat, pour commencer, qut- per moins ambitieusement. Alors, qu'attend-on ? J'espère bien qu'on n'at tendra pas trop. Cela serait couteux, mais LA FRANCE N'A PLUS UNE MINUTE A PERDRE st elle veut regagner une place enviable dans la reseau aeries Lire la suite en pags