L'INVASION DE SOUCOUPES ET CIGARES DANS NOTRE RÉGION TROUVE UNE EXPLICATION A BEUVRY-LEZ-BÉTHUNE ET A LILLE 68 Année N° 18.271 - SAINT BRUNO Le Numéro: 15 Fr. Abouuements portaus 1900 tra mts 100 11.150 Abonaments de soutien 1 a 5.000 tra 3 mota 1.300 QC P. LILLE MERCREDI 6 OCTOBRE 1954 LA CROIX DU NORD J. DASSONNEVILLE Directeurs 1 R.-G. NOBECOURT ET DU PAS-DE-CALAIS GRAND QUOTIDIEN REGIONAL 15. rue d'Angleterre LILLI Téléphone: 55.00 54 Publicité Tel. 55.19.43 1. Notre envoyé spécial a participé au lancement d'un Notre reporter a tenu de ses mains tenu et même soutenu la soucoupe volante de Beuvry. L'inventeur (accroupi, à droitel va la lancer dans les espaces Interplanétaires fou approchants). Il a allumé sous la montgolfière un foyer qui gonflera le ballon d'air chaud. (Photo C. du N.I "cigare volant" une des 5.800 montgolfières envoyées par M. Oliveira au-dessus des toits de Beuvry-1.-Béthune Les bien fâcheux concours de circonstances qui avaient jusqu'à présent privé les journalistes d'accro- cher, eux aussi, leur soucoupe ou leur cigare au registre des faits-divers et des souvenirs personnels viennent d'être balayés comme fêtu par le vent. J'ai vu un cigare volant qui, la nuit, accuse la fameuse lueur rouge... Je l'al palpé sous toutes les coutures et même participé au gonflement d'un de ces engins que d'aucuns assurent venir a'une autre planète. Ce n'est ni une histoire de fous, ni même une débauche de l'imagination après la lecture de quelque roman d'an- ticipation. Point n'est besoin de se pincer pour se convaincre de la réalité de la chose. La clarté des évidences aurait frappé les esprits les plus sceptiques et les plus réticents à l'hypothèse d'une exploration de la terre par certains voyageurs de l'espace. C'est une longue, une fort longue histoire dont le polnt de départ se situe au Portugal au début de ce siècle. H. C. Wells, l'auteur de La Guerre des Mondes n'avait encore la moindre conscience de son avance sur le Futur... En fait de machines volantes, Clément Ader et les frères Wright tentaient seulement de donner une application pratique aux théories du plus lourd que l'air ... Dans un petit village portugals, quand le vent léger venant de la mer s'apaisalt, un jeune garçon Victor Oliveira fabriquait des Montgolfières qu'il gonflait ensuite à l'air chaud.. Le principe bien connu du plus léger que l'air faisait s'envoler ces gracieuses enveloppes. qui dérivalent suivant les caprices du vent. Arivé en France peu avant la guerre de 1914. M. Oliveira combattit bravement et prit part aux engagements de La Couture Après un court séjour au Portugal, il s'installait en 1922, à Beuvry-les-Béthune. Il occupa jusqu'à sa retraite, en oécembre dernier, le poste de conducteur de brûleur à la Centrale Elec trique de Beuvry. Cependant, le passe-temps favori de ses jeunes années ne subit pas le phénomène bien connu de désaffection dont souffrent les collections de timbres par exemple, quand vient l'adolescence. Marié, entouré Lire la suite en dernière page, sous le titre : CIGARES » 2. Un professeur de la Faculté des Sciences de Lille démontre que, dimanche dernier la soucoupe volante n'était qu'un phénomène lunaire M. Antoine Bonte, ingénieur 1. D. N., professeur de Géologie appliquée à la Faculté des Sciences de Lille, a bien voulu nous fournir une explication scientifique du phénomène observé par des dizaines de personnes, dimanche soir, dans notre région. Il nous écrit: J'attendais avec impatience le journal de ce matin et j'ai éprouvé un vif plaisir à la lecture des récits de vos correspondants; car, diman- che soir, j'ai vu aussi « la soucoupe volante ». Les descriptions qui en sont données concordent en tous points avec mes observations personnel Ies Seulement je ne suis pas d'ac cord sur leur interprétation car, en l'occurence. Il s'agissait tout simplement d'un coucher de lune. Dimanche. à la tombée de la nult la lune brillalt par temps clair sous forme d'un beau crois- sant Plus tard. elle, disparaissait dans la zone brumeuse qui sur- montait l'horizon. pour réappa- raltre quelques instants, rouge- tre et deformée ce qui est nor- DOT- mat à ce niveauet barrée d'un trait en passant derrière un stra- tus. Enfin elle s'estompalt défini- tivement en rentrant à nouveau dans les nuages. s'agit donc dans ce cas partieuller, d'un phénomène tout à fait banal et auquel nos pères n'auraient même pas prêté atten tion Dailleurs, dans la plupart des autres cas, il s'agit de pheno mênes analogues ainsi que al pu le constater à plusieurs reprises La psyenne des suuruupes vo lantes est un phen mène d hallu nation collective qui rend a un besoin naturel te merveilleux entretenu par une presar a grup tirage et alimente par te une catégorie d'illustres pour enfants ou adultes Le des sol-disant Martiens sont tel lement proches de scaphandres a la Tintin qu'on ne peut s'em- pécher den sourire. Suite en dernière page, en sixième colonne, sous le titre SOUCOUPES »