Une soucoupe volante sur Mercredi derniers 23 h. 45, M. Maurice, notre sympathique et vigi- lant gardien des édifices communaux rentrait satisfait chez lui, après avoir effectué sa tournée habituelle. Il avait en effet, pu constater que contraire. ment à certains bruits, les urinoirs installés sur la place n'avaient pas été volés. Ce qui ne l'empachait pas, tout un tirant sur sa bouffarde, de ronchonner contre les mal-avisés qui auraient pu se rendre coupables d'un tel délit. Il en était là de ses réflexions lorsque son attention fut brusque- ment attirée par une intense lueur qui tout à coup éclaira violemment toute la place. Se retournant vive ment il constata qu'un énorme engin lumineux venait de se poser en plein centre. Conscient de ses responsabi- lités, il alerta immédiatement les au- torités, tandis que dans le voisinage toutes les fenêtres des maisons en- vironnantes s'éclairaient et s'ouvraient laissant apercevoir des person- nes en tenue de nuit déjà fortement apeurées par cet événement. Mais cette nouvelle s'était répandue com- me une trainée de poudre à laquelle on aurait mis le feu. Quelques minu tes après c'était une véritable ma- ré huminine qui déferlalt vers la Place. A te moment quelques suda- cieux arrivés les premiers voulurent 'approcher de l'engin et lorsqu'ils furent à hauteur des pilotis ceintu rant in place ils virent à leur graa- de stupéfaction une énonne couron- ne envelopper complètement l'engin, d'après certains connaisseurs en as tronomie l'ensemble ressemblait étrangement is planète Saturne. Cette bouleversante apparition dont la couleur variait à chaque instant, comportait tous les tons de l'are en ciel, mais, lorsque sa couleur tourna au violet foncé il se dégagea des clairs fulgurants qui en éclatant stopperent définitivement les curieux qui déjà paralysés par la peur reste rent figés sur place. Ce bolide infer nal surgi à l'improviste pouvait me- surer 8 metres de diamètre et affee. tait une forme bombée pouvant at teindre 3 m. 50 dans sa plus grande, hauteur, sur la partie supérieure on pouvait voir des inscriptions caba Istiques qu'il fut impossible de dé chiffrer, La couronne entourant l'engin à hauteur du centre dégagealt une in supportable odeur de soufre forçant les spectateurs à s'écarter cependant que toutes les dames présentes se si- gnaient comme si cela pouvait être le diable en personne, ce qui ne les empêcha pas de rester sur place, la pour n'ayant pu paralyser leur habi- tuelle curiosité A l'intérieur de l'engin. on aper- cevait une forme pouvant étre pri- se pour un homme ou un robot, le quel assis devant une espèce de ta- ble fixie à la paroi inférieure pa raissait compulser certains papiers ayant la forme supposée de carnets à souche. Au court d'un laps de temps l'in- connu so leva ot se dirigea vers une portière qui, en s'ouvrant dégagen de fortes étincelles. Puis il descendit sur la terre. C'est alors qu'il se produi- sit un fait beaucoup plus étninge WIGNEHIES encore, un clequement sec se fit en. tendre, l'appareil et l'homme étalent subitement disparus, il n'en subsis tait aucune trace, tout s'était volati lisé, et le noir le plus absolu régnait maintenant à l'endroit ou il s'était posé. Ces faits sont certainement très difficile à expliquer et nous ne sau- rons les comprendre que si certaines circonstances veulent bien nous le permettre. Or, ces circonstances so produisirent au moment même où les habitants commentant l'événement à leur façon, se disposaient à regagner leurs pénates respectives, lorsque tout à coup le kiosque s'éclaira subi- tement d'une lumière blanche si in- tense qu'elle obligea les assistants à fermer les yeux, peu à peu, l'intensité de cette lumière diminua et l'on put alors apercevoir un homme, un vrai, celui-là, debout au milieu du kiosque. S'adressant à la foule il parla dans un très bon français, bien de chez nous, il fit comprendre à toutes les personnes présentes qu'elles devaient s'approcher pour s'entendre révéler l'étrangeté des faits auxquels ils ve- naient d'assister, blen entendu les dames d'un naturel toujours porté à s'instruire furent les premières, les Messieurs, plus réservés vinrent en- suite, quelques uns seulement par- vinrent à percer le cordon féminin et s'approchérent. Mais l'homme du hiesque portait toujours sur la tête un casque l'enveloppant jusqu'aux épaule, on pouvait néanmoins apercevoir la phosphorescence de son regard par deux trous pratiqués à hauteur convenable. Après avoir par- lé pendant quelques instants et rassu- re cette foule avide de savoir il re- tira son casque et le posa près de lui était alors possible de le voir parfaitement bien. Parmi les hommes ayant réussi siniltrer on reconnaissait l'Grand Totor d'I'rue Gogand, ITutur d Fontaine Florent rejoints aussitôt par Tatave des Zé Villeu ainsi que pau Gros Charlot d'l' rue d'Fourmies qui avo apporté s'grosse caisse. Mais tout d'un coup l'Grand Totor ses lumerettes démesurément écar- quillées s'écria, mais j'l' conno ! Trocino c'est l'mendiant, ml aussi, fit le Tutur j'l'rconno c'est bin ll. tin rwaltte, il a s'carnet à s'main. Eh bin stl là tu sals y m'l'coupe j'ereu qu'je va in perdre l'béquetan. ce, j'ai d'jà l'tracassin. Eh bien oul c'était bien lo mendiant. Le mendiant qui avait utilisé ce moyen ultra moderne pour rassom- bler la sympathique et généreuse po pulation de notre commune afin do pouvoir les remercier tous ensemble. Il s'excuse près de vous de vous avoir si fortement Intrigués et comme con- clusion il vous souhaite à tous tout le bonheur que vous méritez. En at- tendant que d'autres vous fassent connaitre le résultat final de ses dé marches, le mendiant et la Musique vous expriment toute leur reconnals- sance et vous disent: A l'année pro- chaine