1 LE LAPIN ET LE RENARD ! "Il ne peut exister que doux réfutations à l'orthoténie: Elles consistent à montrer, la première, qu'il n'y a pas eu d'alignements, et la deuxième que, c'il y a ou des alignements, ils ne signifient rien." Aimé Michel "M.O.C." p 359 A la lecture de "itystérieux Objets Célostes en 1958, alors que nous sou haitions voir s'affirmer u e preuve de la réalité du phénomène, nous fumes sé duits par la théorie orthoténique qui selon nous allait apporter un point final à toutec les discussions. Las L'orthothénie devint CILE-HEME le centre d'une nouvelle polémique. Elle fut alors attaquée sous tous les angles, parfois avec raison mais parfois aussi avec une évidente Dauvaise foi (Menzel). L'orthoténie avait "simplement" consisté à relever les lieux d'observations par tranches de 24h (do minuit à minuit) et à constater qu'ils s'alignaient par Groupes de 3, 4, 5 et exceptionnellement 6 sur des lignes allant jusqu'à former des réseaux extrêmement complexes. Que lui reprochait-on alors ? Pratiquement TOUT ! 1/ Certains prétendirent que le découpage de ichel par tranche de 24h était arbitraire. C'est vrai... mais après. Ceux qui avancèrent cet argument pour réfutor "l'évidence" ne proposèrent rien à la place. Peut être par crainte de voir encore s'aligner los observations dóc upées autrement. 2/ D'autres contestèrent la rigueur des dates prises en co sidération par Michel. Il est vrai que de nombreuses observations rapportées par la presse n'étaient pas ou étaient mal datées (à l'époque, les journalistes ne pouvaient comprendre l'importance que prendrait par la suite cet élément). Ceux qui ont pris la peine de dépouiller la presse de l'époque ont du être désespérés par le nombre d'articles commençant par: "Bautre jour..." ou "L'autre nuit...". Quant à la formule: "La nuit dernière..." elle ne peut qu'induire en erreur car bien souvent, si cette formule était exacto au moment où le journaliste écrivait son papier, il pouvait s'écouler un jour ou deux avant qu'il ne soit publié dans un bout de colonne où il n'y avait pas d'autre chien écrasé à mettre. Actuelle ment, la datation d'un fait pose des problèmes énormes. Pour s'en convainere, il suffit de consulter le document annexe relatif à la journée du 02/10/1954. Michel rapporte 31 faits pour ce jour (plus Dieuse joint aux évènements du 03) Le fichier L.D.L.N. comporte lui 35 faits pour la même journée. L'ennui, c'est' qu'il n'y ait que 8 faits communs aux deux fichiers! En tout, nous avons pu rassembler 68 cas allégués pour cette date, mais de combien pouvons nous être cortains ? Et pourtant, cette "certitude" est bien une condition nécécaire. 3/ D'autres fois, et pour plusieurs raisons, ce fut la rigueur de la localis sation géographique qui fut contestée. a) Certains article de presse localisaient le fait en employant le nom du lieuit de l'observation. Lieu-dit pratiquonent introuvable. b) Si une trop grande précision était nuisible, d'autre part, une trop grande approximation n'était pas plus utile. Ainsi, nous avons dans l'Allier pour la journée du 19/10/54 un cas entre Moulins et Nevers... approximation 54 km. Pour la journée du 26/11/54, "La Montagne" rapporta sous le titre de colonne: MOULINS une observation faite par une Mne Edelin, mais l'enquête nous apprit que l'observation avait eu lieu à Trezelles soit 33 k au Sud Est. "La Montagne" d'Aurillac du 08/10/54 rapportait aussi une observation d'un habitant de Jaleyrac (Can al) mais après enquête il apparaissait que ce brave homme avait fait son observation à Lavaur dans le Tarn. Les faits faus ement localisés par la presse de l'époque au chef lieu du canton de l'observation ou à la localité de résidence du témoin constituent une quantité non négligeable. c) Plus grave, on contesta à Michel le droit de pouvoir "choisir" arbitrai rement un "lieu" pour une observation effectuée en altitude, à fortiori lorsqu' elle concernait un objet en mouvement. N'importe quel point de la projection au sol do la trajectoire étant aussi valable qu'un autre. No soyons tout de même pas plus royalistes que le roi. Si n'avaient été pris en compte que les cas rigoureusement datés et localisés et concernant uni quement des atterrissages ou des survols à basse altitude pour éviter toute contestation de localisation, IL NE SERAIT PLUS RESTE GRAND CHOSE A ETUDIER. Le fait est que, MALGRE TOUTES LES "INCERTITUDES" SIGNALEES CI DESSUS, LES POINTS DE MICHEL AIENT BIL ET BIEN ETE ALIGNES. Alors, on se mit à contester la rigueur des alignements. En géométrie, il est possible de démontrer avec une rigueur absolue si trois points sont ou non alignés. En orthoténie, c'est une autre affaire. En effet, peut-on accepter pour la journée du 11/10/1954 1'alignement Rouen-Domé rat-Sète, étant donné que la droite Rouen-Domérat passe à plus de 10 km à l'est de Sète... Peut-être en considérant la droite Rouen-Sète qui elle ne passe plus qu'à 5 km à l'ouest de Domérat. Dans le cas présent, un alignement est une no tion bien subjective sur laquelle il y aura toujours quelqu'un pour ergoter. Et même, en excluant systématiquemont TOUS LES "ALIGNMENTS" NON RIGOUREUX, IL EN SUBSISTE QUAND MEMES PLUSIEURS AVEC LESQUELS IL FAUT COMPTER 1 Il ne restait plus aux contestataires qu'à donner le coup de grace à ces "survivants". Le coup de grace fut d'aillours plus général que cela puisqu'il engloba 1'ensemble du phénomène. En 1957, lorsqu'il trouva l'orthoténie, Michel avait essayé de "prouver" que toutes ces manifestations disparcées et sans ordre obéissaient en fait à un ordre caché qui ne pouvait être le fait du simple hasard. Le HASARD. Le mot était laché, et comme Michel eut le tort de se contenter d'une déman tration sommaire (pages 123 à 126 de M.O.C.), les mathématiciens eurent beau jeu que d'appliquer à l'orthoténie les lois rigoureuses du hasard et de démon trer que: Le simple hasard peut expliquer tous les alignements (Toulet) Que de tels alignements puissent être le fait du hasard est une "improba bilité énorme" (Saunders) Je n'en sais rien (dixit J. Vallée). En somme, tout le monde on était revenu au point de départ, c'est à dire 1'impos ibilité de démontrer une fois pour toute si les "alignements" existaient ou non et dans l'affirmative, s'ils répondaient à un ordre ou à un simple ha s rd. En conclusion, il était possible de dire avec Vallée qu'il existait des alignements, que la plupart pouvait être le fait du hasard mais qu'il en subsis tait un "résidu" inexplicable, BAVIC par exemple. Quant à Michel, il reconnut de bonne grace tous les "griefs" que chacun voulait bien lui adresser (pourvu qu'ils soient justifiés) et il sembla se désintéresser du problème puisquen "SUIVANT UN LAPIN, IL AVAIT DECOUVERT LA PIS TE D'UN RENARD." Et nous... Et bien, ballotés entre des doutes et des certitudes, nous ressentions confusément qu'il y avait quelque chose qui 'allait pas dans l'or thoténie mais nous n'arrivions pas à préciser quoi. Et plus le temps passait et plus notre "malaise" s'amplifiait. Et puis en février 1974 parut dans L.D. L.. la fantastique étude de J.C. Dufour sur BAVIC et les hommes célèbres qui remettait l'orthoténie au premier plan de l'actualité ufologique. Ce fut pour nous le détonnateur qui amorça la réaction. Il fallait que nous trouvions et exprimio s clairement ce qui "clochait". Alors, armés des connaissances de 1974, nous avons tout repris à zéro. -PROUVER QUE LES ALIGNMENTS NL SIGNIFIENT RIEN ! Faute de pouvoir prouver que les alignements n'existaient pas, PUISQU'ILS EXISTENT, et faute de pouvoir prouver qu'ils étaient ou non le fait du hasard, puisque Toulet, Saunders, Vallée et bien d'autres n'y étaient pas parvenus, il ne nous restait plus qu'à essayer de démontrer qu'ils ne signifiaient rien. in som e, démontrer la fameuse "propagation rectiligne des bobarde" exprimée ironiquement par Bergier, l'homme-légende, soucieux "d'informer" et tellement soucieux de contredire systématiquement qu'il on arrive à se contredire lui- meme. Le precier élément de notre recherche nous vint de notre collègue et ami Jea Tyrode. Dans un échange de courrier où nous abortions le problème des vraies et des fausses "coucoupes", il nous signalait qu'il lui était parfois arrivé d'on trouver et il nous citait cet exemple précis au sujet duquel une enquête auprès des témoins lui avait permis de découvrir la vérité. 5 07/10/1954 Saint Etienne sous Barbuisse (Aube) Vers 19h30, Mr "arcel Guyot aperçut au passage à niveau d'Arcis sur Aube trois engins posés sur la voie ferrée et dégageant une vibe lumière blanche Son file Jacques qui passa quelques minutes plus tard au même endroit les vit aussi et déclara que deux d'entre eux étaient on forme de cigare tandis que le troisième resacoblait à uno "Soucoupe" Centre Matin du 09/10/54 mais la réalité était toute autre. Ce soir là, trois peintres d'Arcis our Aube rentraient de Saint Etienne sous Barbuisse en vélo. N'ayant pas de lumière à leurs véhicules, ils décidè rent de rouler le long de la voie ferrée pour éviter touto mauvaise rencontre avec les gendarues. Les "ténoiac" Guyot les rencontrèrent au passage à niveau et une fois arrivés au café du village, ils racontèrent, qu'à lour place, des gens auraient bien pu prendre ces trois peintres vêtuc de leurs com bi aisons de travail blanches pour des nartiens. Le correspondant du journal local qui avait là une oreille à la traine téléphona aussitôt à son rédacteur 1'invraisemblable histoire qui fut très largementdiffusée dans la presse française. Ce fut le pavé dans la care ! Ioffet, come il est facile de le vérifier sur la carte figurant aux pa gea 226-227 do " .0.C.", Paint Etienne cous Barbuisse ost pourtant PARFAITE ENT ORTHOTIE DANS LE RISAU DE LA JOURNED. Mieux même, ce poist permettait d'éta blir DUX alignements dont un tout à fait remarquable. Nors seulement, il se trouvait sur l'alignoment "Les Aubiers-Dordives" mais aussi et surtout sur l'ali @nement "Hennesis-Jettingen" qui était: 1/ Perpendiculaire l'alignoment "Jettingen-Beauvoir-ionteux" 2/ Perpendiculaire à l'alignoment "Honnesis-Lavenay-Marcillac" 3/ Parallèle à l'alignocent "Plozevet ontlovic-Beauvoiri 4/ 30° avec l'alignement "Hennezis-Dordives-Corbigny" 5/ A 60° avec l'alignenont "Hennezis-lontlovic-Bompas" Il convient bion de noter tout de cuite que ce n'est pas nous qui venons de donner ces"particularités" mais que ces dernières furent établies par Michel lui même. Or, dans son ouvrage, ichel insistait bien sur le fait que "les descrip tions de cas no s'alignant pas révélaient des objets connus (ballons-sondes, avions, étoiles filantes...)"; que los canularo notoires no s'alignaient pas non plus et qu'il était possible de considérer les alignoments orthoténiques comme dos critères d'authenticité. Il est indéniable que lorsqu'il écrivait cela, Michel était d'une bonne foi irréprochable... simplement, il n'avait nas toutes les pieces du dossier on nin. Ce cas "extraordinaire" était encore unique il al Ro bien spécifiques", nous acceptanes pourtant de le considéror coune un simple fait d'un hasard hautement i probable, mais d'un hasard quand one. En tout état de cauce, ce cas unique nous semblait bien insuffisant pour "achever" 1'orthoténie. Il nous fallait done rechercher s'il n'existait pas dans la vague 54 d'autres cac coblables. Nous reprises done un à un TOUS leo réseaux mis en évidence par ichel. A ce jour, nos travaux ne cont pas encore complète nest achevés (quand le seront-ils ?) mais ils sont déjà suffisamment avancés pour nous permettre de dire que: L'ORTHOTENIE TAIT UN SACRE PIDGE 1 QUELQUES BEAUX OS DANS LE BOUDIN ! A titre d'illustration, nous allons parfaitement orthoténiés, sont canulars ou inventions pures ot simples. intenant rapporter quelques cas qui és contre enquête nistre que des 29/09/1954 Bouzais (Cher) lieu-dit "Le Grand-Tertre" Vers 22h30, Mr Mercier, s'étant rondu compte qu'on lui volait des raisins alla monter la carde dans sa vigne. Il vit to bor du ciel une masse lumineuse qui se posa à 50 m de lui. Complètemont paralysé, il out le temps de voir on sortir, avant de s'évanouir, trois silhouette "humaines". 0.0.0. p 157 r Dubois, délégué L.D.L.N. pour le Cher se livra à une contre enquête sur ce cas. Il recueilli les éléments suivants; A Bouzais, il n'existe aucun lieu dit nommé "Le Grand-Tertre"; Aucun r Mercier n'habita jamais sur la commune et persone 'ontendit janais parler d'une telle histoire. tme si cette affaire 4 est authentique (il pout exister d'autres Bouzais en France), on ne comprend guère comment un endroit où elle ne peut manifestement pas avoir ou lieu serait pourtant aligné comme si elle s'y était réellement passée. 11/10/195% Montbazons (Aveyron) Vers 22hoo, six ouvriors dont r Carrière, intriqués par une lueur décou vrirent, posé au col, un engin rond rayonnant une puissante lumière rouge. Un des témoins voulut s'approcher, ais il ressentit une violente "commotion élec trique lorsque l'engin décolla sans bruit à une vitesse foudroyab. #1.0.C." p 275 Or, une contre-onquête L.D.L.N. publiée page 14 de "ystérieuses Soucoupes Valantes" o tra que r Garrière, un garagiste, vait profité de son matériel pour berner plusieurs docs amis. t pourtant, ontbazene est parfaitement aligné avec "eaux-Machault et Montluçon-Domérat dans la carte de la journée du 11/10/54 (1.0.0." p 274) Notons aussi à ce sujet que pour ce jour 10, ous n'avons retrouvé aucune trace dans la presse locale se rapportant aux deux observations que Michel situe à Domérat et montluçon, ville où nous récidons. pourtant, Montluçon Donórat constituait un beau contre de réseau en étoile. 12/10/1954 Montluçon (Allier) Cette nuit là, alors qu'il effectuait une tournée d'inspection dans la gare de Montluçon, Mr Haugère découvrit un ongin en forme de torpille de 4 à 5 m de long posó au dessus d'un réservoir de az-oil pour auto-rail. Tout près évoluait un petit être couvert de poils, ou vêtu d'un lo manteau à poils, qui aurait adressé des paroles incompréhensibles au té oin. Ce dernier, pris de panique se mit à fuit on appelant deo collègues. A 100m environ, on se retournant, il put voir l'engin qui disparais ait dans le ciel à la verticale. Centre Pati du 14/10/54 at "M.O.C." p 200-281) Bien sûr, Montluço. Cait parfaitement orthotónió dans le réseau de la jour née (Orchamps-ambles- ontlugon), hélas, ce jour là, il c'était rien passé de tol. fuit, il s'agissait de quelques cheminots qui avaient décidé de jouer un bon tout un collègue trop crédule. L'un d'eux s'était vétu d'une vieille "peau de bique" et tout en rognant avait a jité une la po devant r Laugère. Tan dis que ce dernier fuyait, un autre tirait vers lo ciel uno fusée do feu d'arti fices afin de simuler le départ d'un ongin spatial. Une enquête personnelle nous apprit que le túnoi ait décédé depuis plusieurs années ais nous permit de retrouver u de farccurs. : nous pouvons encore ajouter que pour la journée du 14/10/1954, deux cas qui se révélèrent Stre, l'un une invention (colui de Biot) et l'autre un canular (aint Abroix) so t toutefois parfaitement orthoténiés. A ce sujet, il convient de signaler qu'ils ne figurent pas dans le livre d'Ainé ichel car ce dernier 'avait pas connaissance de toutes les observations e la journée. Nous avons repris à titre personnel le réseau orthoiénique de ce jour et il figure dansle docus ont annexe concernant la journée du 14/10/54. Ajoutons à cold certai e cas pour lesquels il y aurait eu confusion de lieu (homonymie) ou de date et qui pourtant s'ali ent parfaitement avec les autres observations de la journée où il fure t placés par erreur. Toutefois, il 'est pas possible de se ontrer aussi catégorique propos do coa cas que pour les quelques canulars cités ci dessus et parfaitement établis. La conclusion évidente do cotte étude portant sur des contre-enquêtes était que l'orthotónic pouvait tre jetée aux oubliettos puisque d'une part, elle était loin de posséder une rigour mathématique absolue qed'autre part, lc simple hasard pouvait eu expliquer une grande partie et qu'enfin, les 'I PORTE QUOI s'alignaient AUSSI BO Non seulement, UN BON PARTIL DID ALIGNEMENTS IXISTANT PAS, MAIS UNE BONNE PARTI DES ALIGNE IS EXISTANT NE SIGNIFIRIT I. L'orthotonio était done complètement réfutéo et des deux façons préconisées par ichel. 11 'y avait plus qu'à mettre un point fi al ct tirer un grand trait sur toutes cos "divagations retilignes et tous ces "bobarde se propageant en ligne droite à la vitesse de la bétise hu aine". Nous invitons donc les lecteurs "anti-orthoténie" à s'en tenir là et à ne pa lire plus loin. Quant à nous, les os trouvés dans le boudin nous restaient en travers de la gorge, surtout un. Et en bon français, compatriotes du grand Rabelais, nous jugoânes plus sage de ne pas jeter e os à la poubelle avant d'avoir es ayé d'on extraire la "substantifique Boelle". Nous nous remimes donc l'ouvrage et au second degré, ces bobards alignés nous révélèrent que les choses n'étaient pas aussi simples qu'elles pouvaient paraitre à première analyse 5 -UNE SUBSTANTIFIQUE MOELLE PARTICULIEREMENT INDIGESTE. Tous ces canulars parfaitement orthotêniés nous posaient un insoluble pro blème. Bien sûr, ils nous permettaient de mettre fin une bonne fois pour toutes à l'orthoténie, mais ils nous choquaient car ils paraissaient TROP VRAIS. D'ail lours, ils n'étaient pas les seuls bobards de la vague de l'automne 54 à parai tre plus vrais que les observations vraies. Nous n'avons hélas pas pu vérifier si tous cos Taux cas étaient ou non alignés car pour beaucoup, le nombre d'ob servations de la journée n'était pas suffisant pour permettre d'établir des réseaux. Il y avait surtout la blague faite à r Laugère à Montluçon qui ne parve nait pas à passer. Il y a déjà quelques années, nous avions entrepris une étude de synthèse sur les différents types d'humanoides observés en France et ce, plus particulièrement durant la vague de l'automne 54. Ces humanoides étaient essen tiellement de deux types: 1 Le type "hazaud" (Observation du 10/09/54 en Corrèze), c'est à dire des êtres à apparence complètement humaine 2/ Le type "Dewilde" (Observation ayant eu lieu le même jour -10/09/54 et pratiquement à la même heure, sais dans le Nord), c'est à dire des êtres de petite taille, 1 environ; à grosse tête, vêtus de scaphandres et à la démarche dandinante. Au milieu de plusieurs dizaines d'apparitions d'humanoides à peu près éga lement réparties entre ces deux types se promenaient huit descriptions qui ne s'intégraient pas du tout avec le reste du phénomène mais qui n'en constituaient pas moins un ensemble parfaitement cohérent. Un ensemble tellement cohérent qu'il paraissait difficilement réfutable malgré son aspect nettement grand-gui gnolesque. Il s'agissait du type de "Martiens-Poilus" qui se manifestèrent dans les circonstances suivantes. 05/10/1954 Loctudy (Finistère) Vers 04h00, u jeune mitron, Mr Faul Lucas aperçut posé à quelques mètres de lui dans la cour de la boulangerie de son patron un engin circulaire de 2,50 à 3 m de diamètre. Il en sortit u être de 1,20 m qui s'approcha du témoin en proférant des paroles incompréhensibles. Mr Lucas se réfugia dahs le fournil où 1être le suivit. Il avait le visage couvert de poils et les yeux gros comme des oeufs de pigeon. (Contre atin du 07/10/54) 05/10/1954 Mertrud près de Voillecomte (Haute Marne) Vera 07h15, alors qu'il se rendait à son travail, r Narcy, un cantonnier, romarqua un objet orange posé dans un champ. Il s'en approcha à une centaine de mètres et aperçut près de l'engin un petit être de 1,20 m vêtu d'une houpelande à poils. Le témoin l'interpela, mais l'etre se précipita da s son appareil qui aus itôt décolla à la verticale. (Centre Matin du 08/10/54) 09/10/1954 Pournoy la Chétive (Moselle) Vers 18h30, trois enfants, dont Gilbert Calda virent une machine ronde de 2,50 m de diamètre se poser près d'eux. lle reposait sur trois pieds et portait des rayures jaunes et blanches. Il en sortit un être de 1,20 m habillé d'une sorte de sac noir semblable à une soutane. Il avait la tête poilue et de gros yeux. Il tenait à la main une lampe qui aveuglait les enfants, il proféra des paroles incompréhensibles, éteignit sa lampe et remonta dans sa machine. Tan dis que les enfants prenaient la fuite, ils virent la chose disparaitre dans le ciel à vive allure. (Centre Natin du 12/10/54) 09/10/1954 Lavoux (Vienne) Vers 19h00, Mr Barrault qui rentrait chez lui à bicyclette se trouva sou dain noz à nez avec un être de 1,50m logé dans un scaphandre. Les jambes de 1 être n'avaient pas de talon et sa tête ressemblait à une touffe de poils avec de grands yeux brillants. Il se déplaça sur la route pendant quelques minutes devant le témoin paralysé, puis disparut dans les bois (Centre Matin du 12/10/54) 12/10/1954 ontluçon (Allier) Dans la nuit, r Laugère fit l'observation rapportée ci dessus. (Centre Matin du 14/10/54) 14/10/1954 Lewarde (Nord) Vers 15h30, r Casimir Starowski croisa dans les bois d'Erchin u petit être étrange avec de grands yeux obliques et le corps couvert de poils (Passport to agonia) 6 ../10/1954 Livry sur Seine (Seine et Marne) Dans la journée, doux cultivatrices de Livry sur Seine et deux anfants qui faisaient une promenade dans les bois d'Uselles aperçurent un être étrange allongé dans un chemin. Il avait une taille normale, mais son corps était cou vert de poils marron abondants. Il avait la tête ronde et velue, mais dépourvue d'oreilles et ses yeux étaient excessivement perçants. Plusieurs fois, il fit signe (d'approcher ?) des deux bras au témoins qui préférèrent faire un grand détour pour l'éviter. Plus tard, des habitants de la commune, armés de fusils organisèrent une battue, mais l'être avait disparu. (La Montagne-Aurillac du 18/10/1954). 24/10/1954 Les gots, près de Sainte Catherine. Vers 17h30, un enfant vit un "homme" sortir d'un engin étrange. Ses vête Dents étaient rouges ot avaient l'aspect du fer. Il marchait avec les jambes raides. Il avait un visage poilu et de longs cheveux, ses yeux étaient aussi grands que ceux d'une vache. (Catalogue Vallée cas N°305) Ces observations, groupées dans un intervalle de temps remarquablement court (20 jours) et surtout REMARQUABLEMENT CONCORDANTES étaient cuffisantes pour établir le portrait robot d'un nouveau type d'Humanoides caractérisé par la taille: 1,20 m, une pilosité abondante parfois de tout le corps, parfois plus particulièrement de la tête, et enfin des yeux anormalements grands. SLULEM NT VOILA! Lo 07/10/1954, Mr Narcy de Mertrud avouail avoir inventé son histoire pour se faire cxeuser un retard à son travail. Il fut hélas exceptionnel que la pres se publia ce démenti. Une contre enquête effoetué par L.D.L.N. montra que r Barrault de Lavoux avait simplement eu à faire à une farce organisée par un joune de 10 ans qui s'était déguisé et qu'il avait parfaitement r connu. Tout le reste (paralysie et autre) 'étant qu'une invention de journaliste on mal de copie. Enfin notre contre enquête nous apprit la vérité sur l'affaire Laugère à ontluçon. Les cinq autres cas doivent pour l'instant être considérés comme authen tiques, bien que selon certains, Mr Lucas de Loctudy aurait eu en fait affaire à une "chèvre savante échappée d'un cirque voisin". Et puis, même, admettons que les cinq autres cas soient aussi faux que les trois pour lesquels la plaisanterie fut démontrée. Cela ne change absolument rien au fond du problème qui est le suivant: 1/ Un peu plus de 3 heures après l'observation de Loctudy (que nous consi dérerons comme authentique), Ir Narcy INVENTA UNE HISTOIRE extrêmement spécifi que (description de l'tre) et parfaitement concordante. 2/ Une demi-heure seulement après l'histoire de Pournoy la Chétive, Mr Barrault fut victime d'une farce qu'il dénonca mais qui sera DEFORMED PAR UN JOURNALISTE jusqu'à n'avoir aucun rapport avec la réalité, mais d'une façon correspondant exactement à ce qui venait de so passor 30 mn avant à un autre bout de la France et on parfaite concordance avec deux témoignages qui n'avaient ou aucun retentissement dans le public de l'époque. 3/ Voulant faite une blague à un collègue, des cheminots montluçonnais CHOISISSENT DE S. DEGUISER en un "ôtre" no correspondant pas du tout à l'image que chacun se faisait des "artions" à l'époque (petits Otros à grosse tête et en scaphandre) mais correspondant parfaitement avec 4 observations antérieures dont deux fausses qui passèrent pratiquement inaperçues. Qui plus cot, cette farce s'intégra parfaitement dans un réseau orthoténique. 4/ Enfin, pour couron er le tout, ceo "martiens-Poilus" disparurent de la circulation aussi soudainement qu'ils étaient apparus... mais pour réapparaitre pourvus on plus d'instincts belliqueux un mois plus tard en Amérique Latine. Le 28/11/54 à Camacas, le 10/12/54 à Chico et le 16/12/54 à San Carlos, toujours au Vénézuela. Nous voulons bien admettre que le hasard et les coincidences puissent par fois tisser des situations "impossible, mais là, ce serait un peu trop gros. Non, tout se passa comme si le "Système X" responsable du phénomène s'était ingénié à brouiller les pistes en "injectant" au milieu des phénomènes authen tiques do "fausses observations" soigneusement élaborées. It colà no se limite pas uniquement aux "Hartiens Pollus". Nous avons eu l'occasion de discuter de ce problème avec Jean Claude Dufour. dans une lettre du 17/04/1974, ilmous faisait remarquer que dès le 01/01/74, il avait été frappé par le caractère extrèmoment élaboré de la "mystification" de Montbazene dont nous avons parlé plus haut. 7 9 En effet, r Carrière monta une pystification extrènement élaboré en "in ventant" l'atterrissage d'un objet circulaire rouge. Or, ot nous citons Dufour, sur 12 observations de la journée supposées bonnes, 8 concernaient des objets circulaires émettant une lumière rouge... et le fare eur la fit fonctionner dix minutes après l'observation de Birac, alors qu'un des objets qui avaient atterri près de cette localité était effectivement rouge... Le farceur aurait été INSPIR (c'est nous qui insistons) qu'il n'aurait pas mieux fait... Mieux même, en repre nant les observations antérieures, on s'aperçoit que les objets rouges au sol sont minoritaires, alors que loo atterrissages concernent surtout des objets sombres ou êtalliques..." tes: En comme, nous nous trouvons face à deux constatations hautement inquiétan 1/ Les canulars existent. 2/ Ils s'intègrent à la perfection, d'une part au sein des observations d'une journée, d'autre part, dans l'ensemble du phénomène. Hieux même, ils possè dent toujours des caractéristiques très spécifiques qui à l'époque NE POUVAIENT PAS TRE CONNUES DU MYSTIFICATEUR AU MOMENT OU IL MONTAIT SA BLAGUE 1 Aujourd'hui, on 1975, nous savons que le phénomène "manipule" les témoins d'observations. Mais nous pouvons aussi dire que dès 1954 et peut être même depuis toujours, le "Système X" a manipulé, non seulement les témoins, nais aussi les non-témoins afin de mêler de façon très adroite le vrai et le faux. Dans quel but ? Nous sommes bien incapables de le dire, mais ce sur quoi nous voudrions insister, c'est sur le fait que les "blagues", "mystifications" et "autres canualrs" ne devraient pas être purement et simplement jotés aux ordures. Ils font partie intégrante du "problème" et doivent être analysés avec 10 nême soin quo n'importe quel témoignage parfaitement authentifié. Le "Système X" n'a pas nis en place la vague de 1954 sans aucun but. Un problème nous a été posé. L'orthoténie fut, un temps, une solution. +1 semblerai bion aujourd'hui que cette solution n'ait pas été la bonne. Aimé Michel serait tombé dans le piège que le "Système X" avait peut être tendu simplement pour le plaisir de voir si nous saurions l'évitor. Il exist une autre possibilité, nous y reviendrons un pou plus loin. - BAVIC DANS TOUT CELA 1 It oui, il rest BAVIC Car l'orthoténie, plus ou moins consciemment, fini par s'identifier à cette ligne. a Pour cette mémorable journée du 24/09/1954, il demeure indéniable qu'au défi de toutes les "certitudos du hasard", six lieux d'observations (Vichy, Gel les, Ussel, Tulle, Lencouacq et Bayonne) demeurent parfaitement alignés. Faute de pouvoir réfuter l'alignement, de nombreux chercheurs s'ingénièrent à lui dénior toute signification. L'argument développé était presqu'invariablement le suivant: Nous savons, les sondages le prouvent, que 1% seulement des témoins d'une observation rappor tent ce qu'ils ont vu de façon à ce que leur observation tombe dans le domaine public. Conclusion, en ce 24/09/54, ce ne sont pas 9 observations qui eurent liou, mais 900 (ce chiffre passant à 1 400 puisque Vallée parvint à découvrir 14 observations pour ce jour). Ces 9 observations ne sauraient être représenta tives d'un aussi vaste ensemble. Et le fait que 6 observations sur 9 réparties de façon aléatoire, soient alignées ne saurait on aueun ens nous permettre de présumer de l'ordre des 900. Cette réfutation ne tient pas dobout pour plusieurs raisons: 1/ Est-il possible de répartir dans un ordre donné 900 points (ou 1 400) de telle façon que quela qu'on soient 9 (ou 14) pris au hasard, il y en ait toujours 6 qui soient alignés? Los mathématiques nous permettent de répondre NON de façon péremptoire, à moins d'en aligner 897 (ou 1 397) et d'en disposer 3(0 8) à l'extérieur de la ligne. Ce qui donnerait de fortes probabilités de se re trouver avec 9 (ou 14) points alignés. Et puis, quand bien même u e tolle répartition serait possible. BAVIC aurait eu autant de chances de sortir que n'importo quelle autre ligne en France. Or, et nous ne croyons pas trop nous avancer en affirmant colà, c'est bien BAVIC qui devait être aligné, sinon, toutes les autres particularités de cette ligne, et en particulier le rapport entre elle et lop lieux de naissances des hommes célè bres mis en évidence par Dufour n'aurait plus aucune signification. 2/ Toujours en supposant qu'à une observation connue correspondraient 99 obser vations inconnues, a la laiss rait supposer que le 24/09/54, il y aurait eu en fait 600 observations dont 200 à basse altitude tout au long de BAVIC, soit, si